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La découverte du jour
Le Musée de la Photographie
Cette semaine, on prend la route. On quitte la Normandie et on file vers la Belgique. Direction Charleroi.
Mais qu’est-ce qu’il y a à Charleroi ? Le Musée de la Photo ! Depuis 1987, ce dernier est installé dans l’ancien carmel de Mont-sur-Marchienne, à l’écart de l’agitation. Dès l’arrivée, l’atmosphère invite au calme. Ici, on ne vient pas simplement regarder des images. On vient prendre le temps.

Le Musée de la Photographie – Centre d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un des plus grands musées consacrés à la photo en Europe. Et cela se ressent : les espaces sont vastes, les expositions nombreuses, variées, parfois engagées, parfois dérangeantes, souvent profondément humaines.
On avance de salle en salle comme on tournerait les pages d’un livre.
Certaines œuvres interpellent. D’autres bouleversent. La photographie, ici, questionne le monde, les corps, le temps, l’identité. Impossible de rester indifférent.

La série qui m’a le plus marquée est 100 Jahre de Hans-Peter Feldmann : un ensemble de portraits de personnes âgées de 8 mois à 100 ans. Cent visages, cent vies, cent étapes. On passe d’un regard d’enfant à celui d’un centenaire en quelques pas. Le temps file, et cette série nous le rappelle avec une simplicité désarmante. On s’arrête. On observe. On se projette. Et on repart un peu différent.
En parlant du temps qui passe, une autre série m’a profondément touchée : The Brown Sisters de Nicholas Nixon. De 1975 à 2022, le photographe a immortalisé chaque année sa femme et ses trois sœurs, toujours dans le même ordre, face à l’objectif. Une photo par an. Rien de spectaculaire en apparence et pourtant tout est là. Les traits changent, les regards évoluent, les corps se transforment. Le temps passe, doucement, inévitablement. Année après année, ces portraits deviennent le témoignage bouleversant d’une vie qui avance et d’un lien familial qui traverse les décennies. 48 photos. 48 années.

Le musée propose aussi un espace plus ludique et pédagogique, où l’on explore la naissance de cet art, l’évolution des différents modèles de boîtiers, ainsi que les bases essentielles de la photographie : la lumière, l’anatomie d’un appareil, le cadrage, la composition, le tirage. On comprend mieux tout ce qui se cache derrière une image. On apprend à regarder autrement et à déclencher avec plus d’intention.
Et c’est là qu’il faut être honnête : ce musée mérite une vraie journée.
Une journée entière pour s’immerger, lire, contempler, revenir sur une série qui nous a touchés.

De notre côté, nous n’avions que deux heures. Deux heures intenses, passionnantes, mais un peu frustrantes aussi. Impossible de tout voir, impossible de s’attarder autant que chaque exposition le mériterait. Une excellente excuse pour revenir.
Parce que ce musée ne se visite pas à la hâte. Il se découvre. Il s’apprivoise.
Je ne peux que le conseiller aux photographes passionnés, aux curieux, à ceux qui cherchent encore leur identité artistique ou simplement à ceux et celles qui aiment se laisser traverser par une image, une émotion.

** Nous avons visité le musée en décembre 2025. Les expositions temporaires changeront sans doute au fil des mois… Mais c’est aussi ce qui fait la beauté du lieu : chaque visite y est unique.
Vous avez un événement à partager, une adresse à recommander, un bon plan local ou un lieu coup de cœur ? Laissez-moi un petit commentaire avec les infos pratiques ou écrivez-moi un mail. Que ce soit à Dieppe, dans les environs… Ou ailleurs ! Ici, on découvre, on voyage et surtout, on partage !

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