La chronique du jeudi #42

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Le Mémorial de Vimy

Aujourd’hui, on prend une autre forme de route… Une route vers l’histoire.

Direction le Mémorial Canadien de Vimy, perché au sommet de la crête de Vimy dans le Pas-de-Calais. Un lieu impressionnant par sa taille, mais surtout par tout ce qu’il signifie.

Quand on arrive, on comprend immédiatement : ce n’est pas juste un monument. C’est un silence. Une présence. Une mémoire.

Érigé entre 1925 et 1936, le Mémorial rend hommage aux soldats Canadiens tombés lors de la bataille d’avril 1917, un moment déterminant de la Première Guerre mondiale. Les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien y ont pris cette position stratégique après des mois de combats acharnés.

La colline où se trouve le mémorial, la côte 145, fut le théâtre de pertes immenses et de souffrances indescriptibles. Plus de 11 000 noms de soldats disparus y sont gravés. Ici, la mémoire est inscrite dans la pierre, mais aussi dans la terre encore marquée par les tranchées.

Ce qui frappe surtout, c’est la puissance du lieu. Les deux immenses colonnes symbolisent le Canada et la France, unis dans l’épreuve. Le site est vaste, solennel et silencieux.

  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore
  • Monument de Vimy © Anaïs Diodore

Autour du monument, les statues attirent le regard et imposent le silence. Des figures de deuil, de courage, de justice, de paix. La plus marquante reste cette femme tournée vers la France, souvent appelée “Canada en deuil”, le visage grave, penché vers les noms gravés à ses pieds. Elle ne crie pas. Elle ne dramatise pas. Elle veille. Et sa présence suffit à bouleverser.

Nous en avons fait le tour au coucher du soleil, un soir de décembre. La lumière dorée contrastait avec la gravité du lieu. Des frissons, forcément. Et une profonde tristesse en imaginant ces vies fauchées ici, si loin de chez elles.

Et si le lieu impressionne par sa taille, il touche surtout par ce qu’il représente : un espace de mémoire et d’humanité. On repart, plus humble, avec une pensée particulière pour ces vies qui ont marqué cette terre.

D’où l’importance de ne jamais oublier.


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