C’est quoi un instameet ?
Un instameet, c’est la rencontre de passionnés de l’image (photographe ou non), de personnes qui aiment mettre en valeur leur ville et leur territoire.
Pour faire simple, ce sont des rencontres entre instagrameurs qui publient du contenu sur Instagram.
Ces rencontres sont souvent organisées dans le but de découvrir davantage le territoire afin de créer de beaux visuels pour promouvoir des monuments, des musées, des événements, etc.
Parce que oui, on y découvre des lieux inédits et des savoir-faire locaux et ça, quand on aime sa région, c’est vraiment génial ! Et de plus, on y fait aussi de belles rencontres !

Rendez-vous à Varengeville-sur-Mer
Il y a quelques semaines, l’Office de Tourisme Dieppe Normandie m’a convié à un instameet à la découverte de Varengeville-sur-Mer.
Le rendez-vous est donné au musée Michel Ciry.
Qui était Michel Ciry ?
Michel Ciry était à la fois dessinateur, graveur, compositeur de musique, illustrateur, peintre, aquarelliste et écrivain. Oui, rien que ça !
Né en 1919, c’est dès le plus jeune âge que ses talents se révéleront. Premier cours de dessin à l’âge de 8 ans, premier cuivre gravé à 16 ans ou encore première expo à 19 ans. Plutôt prédestiné à évoluer dans les arts ! Il était aussi connu pour être prolifique et contre l’oisiveté. Ce qui peut expliquer cette envie de diversité dans les arts tout au long de sa vie.
Une anecdote : sa mère a toujours tout misé sur lui alors que son frère, Jacques Ciry, était tout aussi talentueux.
Dans les années 60, il se concentrera sur la peinture et détruira toutes ses toiles de jeunesse. Le thème religieux l’ayant toujours guidé.
Il arrête finalement de peindre en 2008 à l’âge de 89 ans et décédera 10 ans plus tard à Varengeville-sur-Mer.
J’avais déjà eu l’occasion de découvrir ce musée en juin dernier, mais cette fois-ci, c’est visite guidée VIP !

J’ai toujours une petite appréhension quand je vais à ce genre d’événement. C’est mon côté réservé, sans doute.
Se retrouver face à des inconnus, qui aime ça après tout ? Mais finalement, ils ne sont pas si inconnus que ça.
Quand vient l’heure des présentations, tu connais déjà leur pseudo instagram. C’est aussi ça qui me plaît. Mettre un visage sur un pseudo.
Et je te le dis, ça permet de faire souvent de belles rencontres. Nous avons pour la plupart, les mêmes passions, le même lieu d’habitation, la même envie de partage donc le dialogue vient rapidement et ça crée un lien.
La directrice du musée, Aurélie Nourry-Giraud, sera notre guide pour cette matinée découverte.
Nous commençons par la visite intimiste et inédite de la maison du peintre Michel Ciry.






Habituellement fermée au public, cette maison est appelée « la Bergerie ». Elle a été le lieu d’habitation du peintre de 1964 jusqu’à sa mort.
J’aime les vieux bâtiments, le charme qui s’en dégage et l’histoire qu’ils recèlent.
Au sein de la salle, un petit-déjeuner convivial nous attend et c’est parti pour la visite du lieu et de récits d’anecdotes qui ont ponctué la vie de l’artiste.
Une anecdote : dans un journal, il raconte que quand une tache d’encre tombe sur la feuille, il y improvise un œil.
De pièce en pièce, l’atelier lumineux du peindre nous fait face et nous avons même l’opportunité de découvrir la pièce où toutes ses toiles reposent en attendant à leur tour d’être exposées.




De retour au sein du musée, nous déambulons au sein de l’espace dont la scénographie a été déterminée par Michel Ciry lui-même.
En effet, c’est en 2012 que le musée est créé par l’artiste qui souhaite faire perdurer son œuvre.
Mon gros coup de cœur se trouve dans l’espace créations, extension du bâtiment construit en 2021.
Pour fêter les 10 ans du musée, l’exposition temporaire met en lumière l’art de la gravure par Michel Ciry.
Aimant particulièrement la lithographie et la gravure, cette exposition me fascine. Je crois que j’aurais pu y rester des heures ! Oui, oui, je t’assure !
Une anecdote : quand l’artiste ne veut plus qu’on tire son cuivre, il le raye ou le trou. Ce qui le rend inutilisable.







La visite s’achève, et c’est déjà l’heure d’aller manger.
Nous déjeunerons à la Maison de Jules se trouvant sur la place principale de la ville.
Au menu
Duo de poissons (sauce crémée ou citronnée : cabillaud et saumon)
Blanquette de veau à l’ancienne
Salade de magret fumé au cœur de Neufchâtel
Tarte au citron
Cheesecake au coulis de fruits rouges
Carpaccio d’ananas frais
Je te laisse deviner mes choix avec les photos ci-dessous !



Le cadre est sympathique et l’ambiance est si conviviale, que nous ne voyons même pas le temps défiler !
Un peu, en retard, nous partons pour un atelier œnologie à Ludivigne. C’est une première pour moi !
J’étais déjà passé devant sans prendre le temps de m’y arrêter. À présent, c’est donc chose faite.
Le charme est au rendez-vous pour cette ancienne grange transformée. Un bâtiment chaleureux tout comme son propriétaire, Christian Agez, qui nous accueille et qui animera notre atelier.
N’étant pas une grande fan de vin blanc sec ni de vin rouge, je me suis tout de même prise au jeu (à l’initiation !).

En parlant des différents goûts de base : sucré, salé, amer et acide. J’ai appris qu’il y en avait un cinquième : umami.
Ce mot signifie « essence de délice » en japonais. Parait-il que ce goût est légèrement acidulé et a une longueur en bouche très agréable. Tu connais ça ?
Les conseils du passionné
Après nous avoir expliqué comment reconnaître un bon vin, à notre tour de mettre en pratique tout ça.
Les maîtres-mots :
observer, sentir et tapisser
Nous apprendrons également que la longueur en bouche est importante. Une caudalie équivaut à une seconde, plus les arômes du vin persistent en bouche, plus le vin est de qualité.


Amatrice de gin, nous avons pu déguster celui distillé à Veules-les-Roses (commune à quelques kilomètres seulement).
Nommé LODDA, il est harmonisé aux notes de rose et de feuilles d’huître. Un véritable délice pour les papilles !
Si jamais, tu es fan, n’hésite pas à t’offrir une bouteille.
C’est ainsi que nous achevons cette bien belle journée !
Je ne peux que te conseiller de suivre cet itinéraire entre découverte, terroir et authenticité.
Merci encore à Charlène de l’office de tourisme pour cette invitation et pour l’organisation de cette journée.

Répondre à À la découverte de Dieppe – Les carnets d'Anaïs Annuler la réponse.